le chat fait l'apprentissage de la chasse par le jeu dès son plus jeune âge avec sa fratrie
Toutes les activités d’un chaton font partie de son apprentissage de “chasseur-tueur”.
Sur l’image, la petite Coonette s’entraîne à “chasser” son frère.

“Chasseur-né”

Le chat débute son apprentissage de prédateur dès son plus jeune âge.
Pourquoi un chat pourtant bien rassasié n’ayant nullement faim est-il toujours opérationnel pour une petite partie de chasse ?

Tous les gens qui connaissent les chats le savent, il n’y a pas d’heure pour la chasse !!

C’est tout simplement à cause de son instinct.
Chez ce prédateur né, la chasse et la faim se trouvent dans des régions différentes du cerveau.
Leurs catalyseurs respectifs sont indépendants.

Lorsque le chat n’a rien à se “mettre sous la dent”, il est logique, qu’il développe une sensation de faim, mais l’instinct du chasseur, lui est activé au moindre mouvement et bruit qualifiés de suspect. ( Même si la victime potentielle n’est pas vouée à être dévorée )

Dans la nature, une chatte avec une portée de chatons est capable de ramener au nid une proie toutes les heures et demie.
Aux alentours de leur un mois, les chatons apprennent à tuer en “finissant” les animaux blessés que la chatte leur ramène pour “s’entraîner”.

Le chat domestique, lui, à l’état de chaton doit impérativement avoir des jouets qu’il puisse poursuivre, mordre et griffer pour stimuler son instinct de chasseur par le jeu. ( surtout si il est tout seul )
Tout petit, il joue à chasser la queue de sa mère.
En prenant plus d’assurance, ce sont les jeux avec sa fratrie qui priment dont le cache-cache et les incontournables courses poursuite. (Comme sur l’illustration de la page qui représente l’apprentissage de la chasse par le jeu).

“En grandissant”

Plus grand, il a tendance à rapporter ses “trophées” (ou des morceaux …) à la maison.
Plusieurs théories tentent à l’expliquer, mais on ne sait pas trop …

La plus connue serait “l’offrande” à son ( ou ses ) maître(s), un peu comme agit la chatte avec ses chatons dans la nature.
En tant que maître, nous serions donc considérés comme des chatons…
Ceci dit, j’imagine que peu de maîtres partagent la souris avec leur chat.
Alors pourquoi le chat continuerait-il à ramener de la nourriture dont lui-même ne veut pas ?…

La deuxième serait le fait que le chat apprécie (ou s’amuse 😸)des réactions diverses que cela suscite chez leurs humains.

La troisième théorie expliquerait un réflexe naturel qui le pousse à abriter sa proie en vue d’un repas ultérieur. (Comme le léopard qui hisse sa proie en haut des arbres).
Sauf que, “en maison”, l’alimentation étant souvent à volonté, quel pourrait être l’intérêt d’endurer un “parcours du combattant”.
Un parcours impliquant sauts de mur, traversées de routes, rencontres possibles avec d’autre chats prêts à en découdre à la moindre occasion, et autres encombres uniquement dans l’objectif de ramener une proie dont il n’a pas “besoin” ?…

“Nativement prédateur”

Incontestablement, les sens exacerbés dont dispose le chat lui donne un avantage certain dans la pénombre.
Mais il reste aussi très actif dans la journée pour s’adapter au rythme de vie de ses captures potentielles comme les oiseaux qui contrairement à la majorité des rongeurs ne sortent que la journée.

Pour attraper un rongeur, il utilise la technique de “l’opportuniste”.
Le plus fréquemment, il attend tout simplement immobile qu’une victime passe à “portée de griffe”.
Très patient, il lui bondit dessus dès qu’elle se trouve suffisamment proche de lui.

Pour attraper un oiseau, qui se rend compte qu’il est traqué, la technique est autrement différente.
L’activité devient bien plus “sportive” puisque le chat est obligé de le pourchasser au ras du sol et/ou en bondissant.
Il alterne démarrages brusques, glissades, sauts contrôlés et arrêts figés pour tenter de l’attraper.

En champion du “mode furtif”, canalisé sur sa proie, yeux fixés dessus, oreilles et vibrisses vers l’avant, il s’approche en mode “ramping” à “pas de velours” avec les griffes rétractées.
Ses coussinets séparés par des poils étouffent le bruit de son approche.
Ainsi, il peut se rapprocher au maximum de sa proie en toute discrétion.

Quand le chat passe à “l’attaque” et que ses lèvres et sa gueule touchent sa proie, ses vibrisses se rétractent pour ne pas le gêner dans son “coup de dent”.
Les récepteurs des lèvres activent l’ouverture de la bouche, et d’autres récepteurs dans la bouche déclenchent la “mise à mort” d’un coup de canine bien placé dans la nuque.
Les canines transpercent les muscles du cou pour diviser les vertèbres en sectionnant la moelle épinière.

“Comprenez-le”

Le chat, comme tout félin a les “armes” d’un parfait prédateur d’exception.
Cela fait pleinement parti de sa profonde nature.
Nativement équipé pour la chasse, il a besoin d’assouvir ses instincts pour son équilibre personnel et son bien-être.

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