Certificat de capacité: n°17-247 - activité d élevage félin | SIRET: 53314117200015

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chat maine coon appréciant son observatoire
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Un abri en hauteur représente un poste d’observation idéal pour le chat

 

Élégance et précision

L’extraordinaire contrôle de mouvement qui caractérise les félins.
L’ossature du chat et l’ensemble des muscles de son corps sont conçus pour lui garantir dextérité, rapidité et souplesse dans ses mouvements.
Le cervelet qui coordonne le mouvement et l’équilibre est en proportion plus volumineux chez le chat que chez les autres mammifères. Il traite toutes les informations émises par les sens du chat et coordonne ses mouvements en envoyant des influx nerveux hyper rapides.

Le chat impose le respect, son physique lui permet de sauter 6 fois sa longueur sans que cela ne lui demande d’effort apparent et 5 ou 6 fois sa hauteur ( il évalue visuellement la distance, se met en position accroupie et bondit suffisamment haut pour que ses pattes arrières atteignent l’objectif escompté ), sa queue et son corps maintiennent l’équilibre.

Réflexes

Chez le chat, quasiment tous les réflexes sont préprogrammés et presque toutes ses réactions sont des réflexes.
Lorsque le muscle reçoit l’influx nerveux envoyé par l’appareil vestibulaire ( l’organe de l’équilibre ) pour se mettre en mouvement, ce schéma est inné, ancré dans la nature du félin, il n’a pas de question à se poser et agit automatiquement, cela peut être un gain de temps.

Toutes les activités physiques du chat sont gérées par un réseau de plus de cinq cent muscles. Ce réseau dépend d’un centre d’information dans le cerveau.
Le cerveau traite les infos instantanément, cela permet au chat de réagir aux stimulis ( odeur , vue d’une proie ), ou aux urgences ( chute, glissade ).
Le cerveau d’un chaton arrive à maturité vers cinq ou six mois. Entre temps, sa mère et sa fratrie, lui apportent la stimulation essentielle à la construction de son potentiel musculaire et à l’éveil de ses sens, qui à leur tour vont stimuler l’activité musculaire.

Le sens de l’équilibre et L’appareil vestibulaire

Les mamifères ont en général un sens de l’équilibre correct, mais le chat est bien au dessus !
Les canaux de l’appareil vestibulaire sont positionnés d’une manière qui fait qu’au moindre mouvement de tête, le chat est en alerte.
Ce sont ses réactions rapides et extrêmement précises qui lui permettent de retrouver son équilibre presque instantanément, voir même avant qu’il ne prenne conscience du déséquilibre.

L’appareil vestibulaire fait partie de l’oreille interne, il est composé de 3 canaux semi-circulaires emplis de liquide et tapissés de millions de « poils microscopiques » dont les terminaisons nerveuses sont reliées au cerveau.
Lorsque le chat est en mouvement, le liquide se déplace et va atteindre certains « cils » qui vont envoyer des signaux au cerveau et vont renseigner le chat sur la direction et sur la vitesse du mouvement perçu.
Les cristaux situés dans des chambres plus vastes, à la base des canaux, appuient sur les cils en donnant au chat avec précision des infos sur l’orientation de son corps.

Le principe de la rapidité de réaction aux situations extérieures
Tous les signaux émis par l’organe de l’équilibre, la vue et les muscles se combinent et sont traitées simultanément dans le cerveau.
Le chaton arrive au monde avec ce réflexe, c’est ce qui lui permet de se rétablir dès le premier jour de sa vie quand sa mère le retourne à grand coups de langue pendant la toilette.

La faculté de retomber sur ses pattes

Contrairement à la croyance ( et bon nombre de chats pourraient le confirmer ), la capacité à placer une patte devant l’autre avec précision et le sens de l’équilibre qui permet au chat de se déplacer avec élégance tel un funambule n’est pas complètement infaillible et il peut leur arriver de chuter.
Parfois, il peut faire une erreur d’évaluation de la distance et de la hauteur avant de bondir, et se retrouve à tenter de rétablir la situation en se hissant à l’aide de ses pattes avant ( et griffes ). Quand il se rate, et qu’il est contraint de lâcher prise pour sauter au sol, la réaction est toujours la même: Mine décontenancée, il se secoue énergiquement et se lèche les pattes, son amour propre touché, il semble se donner du mal pour cacher sa contrariété et son stress ( le chat semble détester le « ratage » devant témoin ).

Pendant une chute, le chat est capable de se retourner pour atterrir sur ses pattes.
Le laps de temps nécessaire pour que les informations transmises par la vue et par le système vestibulaire au cerveau engendrent la succession d’actions qui va assurer une retombée en douceur est d’environ 70 millisecondes.
La manœuvre consiste à faire pivoter la partie antérieure de son corps pour la présenter face au sol et à se retrouver la tête à l’horizontale. Les pattes avant restent près du museau jusqu’à ce que des nerfs de la colonne vertébrale leur commandent de se tendre vers le bas. Les pattes arrières se déplient latéralement et la partie postérieure du corps pivote à son tour, la queue fait balancier pour empêcher que le cors n’aille trop loin dans sa rotation.
En dernière phase de manœuvre, le chat arque le dos afin d’arriver en souplesse sur ses quatre pattes.

Le contrôle des mouvements chez le chaton

la prise de conscience de ses capacités
L’étape d’apprentissage de l’équilibre et du mouvement est une phase très importante qui débute lorsque les yeux sont ouverts et que le cerveau est en mesure de traiter les infos transmises par tous ses sens.
Les jeux de la fratrie impliquant les courses poursuites, la chasse entre eux avec bonds et escalades sont indispensables pour leur permettre de s’entraîner et développer leur coordination le plus jeune possible ( si le chat ne prend pas conscience de son corps à l’état de chaton, en prenant du poids, il s’expose à des risques de blessures graves ).

L’escalade

C’est l’instinct de survie qui pousse le chat à grimper pour deux motifs, d’abord, simplement parce que peu d’animaux pouvant être une menace éventuelle pour le chat ont son agilité dans l’exercice de la grimpe, et parce que la hauteur lui apporte un observatoire idéal pour guetter ennemi ou proie ( ou encore pour passer le temps ).
On ne peut pas nier les aptitudes naturelles du chat pour la grimpe, par contre quand il s’agit de redescendre d’un arbre, le scénario peut être différent selon les chats.
Si la descente ne pose aucun problème pour certains, pour d’autres, ce n’est pas toujours évident, et il n’est pas rare que les chats prennent peur. En général, ils descendent tant bien que mal jusqu’à une hauteur qui leur paraît raisonnable pour pouvoir sauter au sol.
Certains ont besoin d’être secourus.

Marche et course

Le chat est digitigrade ( se déplace sur la pointe des pieds )
La souplesse de sa démarche est principalement due à la synchronisation de ses pattes avant et arrières.
Les pattes avant du chat sont spécifiquement conçues pour l’équilibre, la saisie des proies, et la toilette.
Les pattes postérieures sont là pour la propulsion.

Quand il galope, le chat pose ses pattes au sol simultanément et chassent aussitôt vers l’arrière en même temps que sa colonne s’étire. Ses pattes arrières se ramassent à nouveau vers l’avant et sa colonne s’arrondit. Cette façon de bouger permet au chat d’atteindre des vitesses considérables au sprint sur courte distance. Mais, à cause de son incapacité à soutenir la course rapide, que le chat soit en chasse, ou qu’il veuille échapper à une menace, il choisira toujours les options « sauts » ou « escalade » plutôt que de courir. Pour tous les félins ( à l’exception du guépard ), la méthode de chasse est basée sur la patience et la discrétion.

Le chat se rappelle et utilise les connaissances acquises au fur et à mesure de ses expériences.

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