Certificat de capacité: n°17-247 - activité d élevage félin | SIRET: 53314117200015

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Comment est venu le désir à l’éleveur de débuter une chatterie Maine Coon ?

chat maine coon HCM - devenir eleveur de maine coon, le motif de la décision
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Parlons de Nous. Pourquoi le projet « éleveur de Maine Coon » a t il été mis en place ?

Pour ceux qui suivent l’activité de la chatterie et qui connaissent l’engagement moral qui y est lié ( ou qui connaissent personnellement l’éleveur ), ce texte ne sera pas une surprise.
Depuis quelques temps, l’éleveur poste uniquement à but informatif, mais aujourd’hui, l’heure est venue aux présentations.
L’histoire et sa chronologie en elles mêmes n’ont rien d’exceptionnel, et seraient même qualifiées de banales et d’encore trop fréquentes.
Donc voilà, cette animation « relativement obsessionnelle » qu’entretient l’eleveur ne sort pas de nulle part !! Loin de là …

La recherche

Tout a débuté aux alentours de la « période de Toussaint » 2007, en fin de mois d’octobre, quand à l’occasion d’un événement familial, l’idée ( et l’envie depuis un bon moment ) est venue d’offrir quelque chose d’exceptionnel et d’une certaine manière un peu « hors norme » que l’éleveur ( qui ne l’était nullement à cette époque ) a fait le choix d’un « cadeau chat Maine Coon » de compagnie.
Totalement ignorant en la matière à cette période là, c’est donc sans réelle recherche que « l’erreur » a été commise.
Le temps étant pressant par rapport à l’occasion, « l’ignorant » en question ( moi-même ) a joué la proximité et le facteur ( non des moindres … ) « moyens financiers ».
C’est donc tête baissée, bille en tête et petit budget en poche que la recherche d’un petit Maine Coon commence ( avec un délai de quinze jours ) aux travers de diverses petites annonces journaux, pages jaunes, et autres sites web d’éleveurs de Maine Coon « vides d’informations »…
C’est comme ça que le choix a été fait et a amené à croiser la route d’une éleveuse peu scrupuleuse ( le type d’éleveur qui surfe sur toutes les vagues du moment, chiens et chats de race Spitz, Persan, Maine Coon ) capable de pousser le vice jusqu’à revendre des croisés « Persan-Maine coon »… ( Ce qui, avec le recul donne aussi de bonnes indications sur le « contrôle de l’élevage » … )
Si elle avait pu croiser ses chiens avec ses chats, nul doute que cela aurait été fait …
Cette gentille dame a donc présenté ses chats comme de réelles merveilles ventant leurs qualités physiques et son soi-disant amour pour eux, comme s’ils étaient la prunelle de ses yeux … ( Bonne vendeuse quoi !! Elle a su profiter de la crédulité du client, a bien pris soin de mettre en avant « son produit » tout en évitant de préciser, ou d’évoquer quoi que ce soit au sujet d’un quelconque point important qui aurait pu la mettre en porte à faux )
L’avenir nous a appris que son « amour pour les chats » en question devait être « relativement limité ».

L’arrivée de notre chaton maine coon : Caracal …

Bref, c’est de cette façon que notre premier petit Maine Coon « Caracal », est entré dans nos murs à l’âge de deux mois et demi.
Déjà pour commencer : Sevrage non terminé ! ( son éleveuse nous avait fait avaler la pilule en spécifiant que seul le « nouvel éleveur de Maine Coon fraîchement formé » gardaient les chatons jusqu’à trois mois … ) Mais pour elle, quelques économies … ( pas de rappel de vaccin, pas de stérilisation, moins de consommation de croquettes, moins d’anti-parasitaires, mais surtout en terme de temps, moins d’attention … )
Telles sont les conditions dans lesquelles est arrivé ce tout de même magnifique ( bien qu’amaigri ) chaton maine coon black silver blotched tabby tant attendu.

Il ne s’est pas passé une semaine avant que le « loulou » ne déclare une première gastro aiguë ( Ce qui peut arriver, à cause du stress engendré par le changement de maison et la séparation de la fratrie. Mais cela ne doit jamais durer … )
Deux jours après : Plus de vomissement et un état de fatigue moins flagrant, mais une diarrhée toujours persistante et une anorexie toujours présente le reconduit chez le vétérinaire qui continue à traiter symptomatiquement.
Le lendemain, La radio thorax programmée la veille est effectuée et s’avère être normale.
Durant un mois et demi, de mi-novembre à fin décembre, le chaton se maintient avec force et difficulté  malgré une croissance au ralenti et un appétit plus que léger. ( Une période assez difficile à endurer, voir un bébé chat de quatre mois refuser toute nourriture une fois sur deux a forcement installé un climat d’incertitude concernant l’avenir du petit … )

Ça empire !

Début janvier 2008, les « galères » reprennent.
Suite à l’apparition de râles respiratoires +++, le chaton subit une auscultation pulmonaire et se retrouve déjà avec une injection de convenia et sous interferon pendant un mois.
Quinze jours sont passés et Caracal reçoit sa deuxième injection de convenia. Son état s’est stabilisé, il n’y a plus de bruit respiratoire.
A la fin du mois de février 2008, le petit coon est âgé de six mois. Sa stérilisation est envisagée et programmée ( ce qui ne manque pas de rappeler le discours de l’éleveuse: « Remarquez la chance que vous avez ! Toucher un mâle Maine Coon, potentiel reproducteur, à ce prix là …!! » )

Deux mois après la stérilisation, ses premiers gros problèmes de gencives font leur apparition ( gingivite stomatite, otite cérumineuse … )
Cela donne un aperçu de ce qu’endure le petit … Nous n’allons pas nous éterniser sur les multiples visites chez le vétérinaire dues aux différentes gênes et maladies entraînant les divers examens et traitements de choc que ce pauvre chat a enduré tout au long de sa courte vie en passant par des périodes « style » grève de la faim …
( Sans parler de notre détresse à nous en tant qu’humain … )
Pendant ses deux premières années, il « rend visite » au vétérinaire à une fréquence d’environ une à deux fois par semaine.

On tombe de haut !

Par la suite, il s’est stabilisé tant bien que mal avec un traitement de fond à base de cortisone.
Le samedi 31 mars 2012, aux alentours de 23H, on constate une gêne respiratoire plus marquée que d’ordinaire. ( une gêne légère avait été constaté dans la journée et été surveillée, mais comme Caracal était plus ou moins coutumier du fait, il n’y avait pas lieu de s’inquiéter plus que d’habitude … )
Direction les urgences vétérinaires à vitesse « grand V » !
Il passe la nuit là bas pour aller un petit peu mieux le matin, mais dans la journée, son état se dégrade à nouveau et cette fois, il est transféré dans une clinique plus équipée.
On est le 1 avril ( quel humour …) Une dyspnée sévère est constatée et « notre mimine » est immédiatement placé en caisson sous oxygénothérapie avec en prime une injection de dexadreson + marbocyl FD.
La radiographie thorax indique une absence d’atteinte de la plèvre et du diaphragme ainsi qu’un léger œdème pulmonaire sur les lobes cranio et peri-hilaire, un trajet bronchique très marqué avec des lésions nodulaires diffuses : Les images suggèrent une broncho-pneumonie. ( On y croit encore … )
Notre bébé chat passe donc une nuit complète en caisson …

c’est la panique !

Le lendemain, le 2 avril 2012, son état s’est encore dégradé, le couperet tombe !!
Confirmation par échographie doppler d’une Cardiomyopathie Hypertrophique en décompensation gravissime. ( Myocardiopathie hypertrophique évoluée avec fuite mitrale et forte dilatation auriculaire gauche )
L’aggravation de la dyspnée obligeant à une oxygénothérapie permanente et le bilan général nous met en face de la réalité, impossible de remonter la pente, il faut se rendre à l’évidence, c’est inéluctable, la fin du combat est proche…
La décision d’euthanasie est prise …

Voilà, c’est terminé ! Notre « CHATMOUR » finit sa vie méconnaissable, l’œil terne, le poil hirsute, en souffrance en nous laissant dans un désarroi total ( duquel nous ne nous sommes jamais réellement remis … )

Remise en question …

Le « ET SI … » est persistant puisque jamais, nous n’aurions pensé à une HCM, pour nous, ( comme disait le « véto » ), il est de nature fragile avec un système immunitaire très faible.
Étant stérilisé, il était d’office, écarté de tout programme d’élevage. MAIS,
Le projet « chatterie / éleveur de Maine Coon » a été mis en œuvre en 2009 …
D’où le « ET SI … » : Et si, il avait accompagné ses « sœurs » aux dépistages HCM, peut-être serait-il là aujourd’hui …
A la place, il n’a laissé qu’un immense vide impossible à combler avec la sensation d’échec qui va avec, une passion toujours plus grandissante, voir limite obnubilante.
« ET SI », on avait été prévenu, notre chaton aurait pu recevoir un traitement ! Il en existe qui permettent de soutenir la fonction cardiaque et de freiner, et même des fois, réduire l’hypertrophie génétique programmée.

Au passage, un petit mot adressé à cette charmante éleveuse qui n’a jamais jugé nécessaire de passer un coup de fil ou d’envoyer un mail pour tenir informé ses clients que son mâle, LE SEUL avec lequel, elle a « travaillé » (  le mot est fort … ) pendant une dizaine d’années avait été dépisté positif HCM …
( En sachant que les dépistages n’étaient à cette époque, certes pas forcément banalisés mais les test ADN et l’écho doppler existaient … Le professeur LE BOBINNEC a été le premier à pratiquer les échographies à but de dépistage HCM en France, et ce depuis 1997 … )
Voilà pourquoi, à nos yeux, ce genre d’éleveur ( qui n’en porte que le nom ) ne mérite aucun pardon !! Elle a agit pendant des années en tout état de conscience sans jamais prévenir personne une fois le diagnostic tombé … ( on imagine facilement le désastre au bout de 10 ans de reproduction avec le même mâle malade !  )

Voilà pourquoi aujourd’hui notre obsession est de mettre au monde des chats bien dans leurs pattes, en pleine santé avec de bonnes bases de socialisation, et c’est ce que nous nous employons à faire depuis quelques années déjà.

Pour ne pas développer non plus de paranoïa, précisons que l’élevage en question a finalement fermé ses portes ( et tant mieux !! )

 

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